Samedi 11 fevrier ;
J'ai enfin la possibilité et le temps pour mettre a jour ce blog que je n'ai pas touché depuis sa création ! J'ai pris beaucoup trop de retard et du coup je ne pourrais pas écrire tout ce dont j'avais envie de faire partager dans cette aventure. C'est dommage ,mais ca me prendrait trop de temps de revenir sur des évenements qui se sont passé y a plus de trois a quatre mois. C'est déja suffisamment difficile de relater nos 3 mois d'existence au Canada. Choisir ce qu'il est bon de raconter pour vous faire prendre part au mieux du voyage, n'est pas chose aisé pour quelqu'un qui n a pas fait d'études littérraires. Et comment le raconter sans ennuyer ou endormir le lecteur, comment faire pour que se soit aussi attrayant et trépignant que ce que je vis en ce moment ? J ai pas les réponses ou la recette magique alors je vais essayer de faire au mieux.
Retour en arriere :
Vendredi 25 Novembre 2005 :

Sept heures de vol, un océan de survolé et nous voila débarqués sur un autre continent. Passer les douanes, et récuperer nos sacs nous a pris a peine 10 minutes, l aéroport de Dorval-Trudeau semblait bien calme. Rapidement et agréablement renseigner nous prenons le bus pour nous rendre au centre ville afin de trouver un endroit pour passer la nuit. Il est 15h30 a Montreal il fait -8C le ciel est bleu, une fine couche de neige recouvre le sol et nous attendons le bus 204.
A peine montés dans le bus ( et délestés de 5$) que le chauffeur engage la conversation avec Davy qui se fait d'ailleurs un plaisir de répondre a ces questions, parmis lesquelles surgit l' actualité francaise ( novembre 2005 les banlieues de Paris brulent ! ) ...
Nous autres francais pensons qu'au Quebec et donc a Montreal tout le monde parle francais et bien on s'est rapidement rendu compte que ce n'était pas tout a fait la verité. Au changement de bus pour la correspondance ,on avait l'air un peu paumé , c'est alors qu'une jeune femme nous aborde en anglais pour nous demander si elle pouvait nous aider. Dans le bus presques toutes les conversations se faisaient en anglais. Au passage y a une ptite vieille dame qui a jeté son dévolu sur Davy pour lui faire la conversation mi-francais mi-anglais durant tout le trajet. En sortant du bus pour rejoindre la bouche de métro ,on retrouve la jeune femme qui nous indique la station de métro ou descendre et nous propose même de nous accompagne puisque c'est aussi son chemin. Davy et moi restons stupéfaits devant tant de gentillesse. Cependant on décline l'offre car avant de prendre le métro on voulait acheter une carte télephonique pour contacter nos familles.
On a trouvé la carte télephonique chez un "depanneur". Ceux la porte bien leur noms! Les depanneurs c'est l'équivalent de nos ptites épiceries parisiennes ouvertes tous les jours et jusqu' a pas d'heure. Et bien ici les depanneurs sont ouverts 24h/24h 7j/7h.
Passer un coup de télephone n'a jamais été aussi difficile que ce jour la ! Le code de la carte, plus celui de la cabine télephonique, plus l'indicatif internationnal plus celui de la France ca fait beaucoup de chiffres a taper et on n'a pas reussi a le faire correctement du premier coup! Et voila la meilleure facon de prendre conscience du décalage horaire ; 16h30 a Montreal mais 22h30 chez papa-maman (qui sont bien contents malgres l'heure tardive de nous avoir a l'autre bout du fil) !
La nuit vient de tomber sur Montreal et nous partons a la recherche du YMCA. Au coin de rue, a la sortie de la bouche de métro, sous la lumiere d'un lampadaire, on visualise réellement ce qu'on avait lu dans les livres auparavant. On a beau savoir qu'en Amérique du Nord les feux tricolores sont placés sur le trottoir apres l'intersection et que les voitures s'arretent a la ligne blanche avant l' intersection, le "re-découvrir dans la réalité" reste surprenant et fascinant pour tout européen. Pour mieux illustrer le propos voici une ptite photo.

Comme on n'avait pas l' habitude de ce type de signalisation, on a eu du mal a savoir quand , nous piétons, c 'etait a notre tour de traverser la chaussée. En plus ,sous la neige on distinguait a peine les 2 lignes blanches servant de passage pietons. Alors au début on attendait que des personnes traversent pour les suivre en toute sécurité !
Le pire c'est qu'il y a une intersection tous les 300m ! Alors même si on voudrait éviter au maximum de traverser on ne le pourrait pas.
En effet, les villes américaines ne ressemblent guere a celles du vieux continent . L' architecture citadine ne connait ici ni courbe ni diagonale. Toutes les rues sont perpendiculaires ou paralleles entre elles ce qui donnent par consequent beaucoup d' intersections ! On se rend compte de cette particularité dés au qu'on jette un coup d'oeil sur le plan de la ville ;

A Montreal ,il y a des dangers encore plus sournois que la signalisation américaine. Chaque hiver, la ville voit son lot de glissades, chutes et parfois malheureusement d'ambulances. Quinze minutes apres notre sortie du metro je faisais mon bapteme ; double salto avant !!!

Marchant comme sur des oeufs, on avance sur la rue Ste Catherine a la recherche de notre YMCA. Des bureaux de change qui s enchainent, de grandes enseignes lumineuses, pleins de
commerces et de passants, la rue Ste Catherine est une des principales arteres commerciales du centre ville. On se prend conscience rapidement que la ville compte beaucoup d'églises ( y en a une presque a chaque coin de rue ; j exagere mais elles sont vraiment tres nombreuses ) et c'est amusant de voir ,au centre ville ,se cotoyé des batiments centenaires et des building ultra recents!

En bon "touriste" a la recherche de notre gite , on arrete plusieurs fois des passants (quand ce n'est pas eux qui viennent a nous lorsqu'il nous voit tourner notre plan dans tous les sens) pour leur demander leur aide. On nous avait dit que les quebecois était des gens accueillant et sympathiques et apres 3 mois de vie a Montreal je ne dirai jamais assez que c'est vrai! Les personnes nous ont toujours renseigné avec beaucoup de gentillesse et de justesse. Et en y réflechissant bien quel parisien s'arreterait pour renseigner des touristes lorsqu'il les voient perdu face a un plan de notre belle capitale ? personne..... j ai honte!
Finalement, on a trouve le YMCA mais les tarifs étaient assez élevé et on nous a aimablement aiguillé vers des endroits correspondant plus a notre budget. Dans un petit motel de la rue St Hubert, vers 20h ( ce qui fait 2h du matin heure francaise ca fait donc 21h qu on est leve) nous avons sombre dans les bras de morphée.
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